25 façons de faire fuire le lecteur de votre blogue

En me promenant sur le blogue de François Boudreault, j’ai découvert un article anglophone intéressant que j’ai traduit, adapté et enrichi :

  1. Ne soyez pas empathique envers les nouveaux lecteurs
  2. Ne démontrez aucune passion tant au niveau du design que de l’écriture
  3. Écrivez de longs articles étoffés et fastidieux
  4. Ne pointez que vers les blogues connus, jamais vers ceux qui sont inconnus
  5. Attribuez des titres inintéressants à vos billets
  6. En toutes circonstances, évitez la variété
  7. Mettez l’accent sur la fréquence, plutôt que sur la qualité des articles
  8. Ne répondez jamais aux commentaires
  9. Ne tenez jamais compte des commentaires pertinents
  10. Publiez de manière sporadique
  11. Ne montrez jamais votre personnalité, soyez un robot rédacteur de billets
  12. Ne fournissez qu’en partie le flux RSS
  13. Soyez satisfait de vous-même jusqu’à fatuité
  14. Ne séparez jamais vos articles par des paragraphes et des espaces blancs
  15. Faites en sorte que les liens s’ouvrent dans une autre fenêtre
  16. N’agrémentez jamais vos articles d’images
  17. Écrivez les mêmes choses que les autres, sans rien ajouter de neuf
  18. Remplissez vos panneaux latéreaux (sidebars) d’images, de gadgets logiciels (widgets) et de publicités n’ayant pas le moindre rapport avec le contenu du blogue
  19. Rédigez fréquemment des articles qui s’éloignent fortement du thème du blogue
  20. Lorsque vous pointez vers d’autres blogues, ne donnez aucune raison valable de les visiter
  21. Ne dites jamais merci
  22. Rédigez vos articles dans un langage SMS
  23. Témoignez de l’ingratitude envers vos lecteurs
  24. Ne présentez jamais les vidéoclips et les images que vous publiez
  25. En toutes circonstances, dévalorisez tout, y compris vous-même

Girlfriend d’Avril Lavigne

En regardant MusiquePlus chez un ami, j’ai découvert le très beau vidéoclip de la chanteuse canadienne de pop rock, Avril Lavigne. Pour son grand retour, elle a fait plaisir à ses fanas en enregistrant Girlfriend en sept langues (espagnol, mandarin, japonais, français, allemand, italien et portuguais). Par contre, seuls les refrains sont chantés dans ces langues par la chanteuse (le reste de la chanson est en anglais). En ce qui concerne Avril, je dois dire que j’aime sa nouvelle apparence. Elle est très séduisante il va sans dire :

[Refrain]
Hey! Hey! You! You!
I don’t like your girlfriend!
No way! No way!
I think you need a new one
Hey! Hey! You! You!
I could be your girlfriend

Hey! Hey! You! You!
I know that you like me
No way! No way!
No it’s not a secret
Hey! Hey! You! You!
I want to be your girlfriend

[Vers 1]
You’re so fine
I want you mine
You’re so delicious
I think about ya all the time
You’re so addictive
Don’t you know what I could do to make you feel alright?
Don’t pretend I think you know I’m damn precious
Hell yeah
I’m the motherfucking princess
I can tell you like me too and you know I’m right

[Interlude]
She’s like so whatever
You could do so much better
I think we should get together now
And that’s what everyone’s talking about!

[Refrain]
Hey! Hey! You! You!
I don’t like your girlfriend!
No way! No way!
I think you need a new one
Hey! Hey! You! You!
I could be your girlfriend

Hey! Hey! You! You!
I know that you like me
No way! No way!
No it’s not a secret
Hey! Hey! You! You!
I want to be your girlfriend

[Vers 2]
I can see the way, I see the way you look at me
And even when you look away I know you think of me
I know you talk about me all the time again and again
Now come over here, tell me what I want to hear
Better yet make your girlfriend disappear
I don’t want to hear you say her name ever again
(And again and again and again!)

[Interlude]
She’s like so whatever
You could do so much better
I think we should get together now
And that’s what everyone’s talking about!

[Refrain]
Hey! Hey! You! You!
I don’t like your girlfriend!
No way! No way!
I think you need a new one
Hey! Hey! You! You!
I could be your girlfriend

Hey! Hey! You! You!
I know that you like me
No way! No way!
No it’s not a secret
Hey! Hey! You! You!
I want to be your girlfriend

In a second you’ll be wrapping around my finger
Cuz I can, cuz I can do it better
There’s no other
No one can this thing, I can
She’s so stupid
What the hell were you thinking?!
[répétition]

[Refrain (répétition)]

Source des paroles : Lyrics and Songs

La Wii domine le marché américain

Nintendo a récemment publié quelques de chiffres démontrant, une fois de plus, que sa console domine le marché des consoles de nouvelle génération aux États-Unis.

Au cours du mois de février, il s’est écoulé 335 000 Wii. En seconde position, on retrouve la Xbox 360 avec 228 000 ventes, ce qui est fort acceptable compte tenu du fait qu’elle se vend depuis la fin de l’année 2005. Dans un commentaire précédent, j’ai dit que Sony s’était tiré dans le pied avec la PlayStation 3, et que les consommateurs se tourneraient vers les consoles de la concurrence. J’avais raison puisqu’il ne s’est vendu que 101 000 PS3. Ironie du sort, la PlaySation 2 s’est écoulée à 295 000 exemplaires selon les revendeurs.

Wii

À la lumière de ces chiffres, il y a lieu de se poser la question à savoir si le futur gagnant de cette guerre des consoles ne serait pas Nintendo. Il faut se rappeler qu’un bon nombre d’experts se mettaient d’accord sur le fait que la Wii serait bonne dernière dans cette guerre.

L’entreprise nippone prouve encore une fois que l’innovation dans la jouabilité (gameplay) s’avère la voie la plus payante, et que la course à la photoréalité n’était, finalement, peut-être pas le meilleur chemin à suivre.

Il était une fois Grégoire Lepère

Durant ma semaine de relâche, j’ai eu envie d’écrire le début d’une histoire. Vous me direz ce que vous en pensez (personnellement, je lui donne 75%) :

 

Sur l’avenue Principale, des silhouettes vêtues de grands manteaux pressaient le pas. Les uns bousculaient les autres arrachant quelques grognements à ces derniers. À vue d’œil, on pouvait croire que les trottoirs s’étaient soudainement transformés en circuit où concourraient les lièvres et les tortues. D’ordinaire peu agitée, l’avenue Principale s’était animée depuis l’aube. Les automobilistes la traversaient avec peine et misère, klaxonnant et maugréant de manière continue. Le 24 décembre semblait autoriser les retardataires à faire un manquement à la politesse. Parmi cette foule, un jeune couple dans la trentaine contrastait avec les autres piétons. Ils marchaient calmement, sans tracas ni soucis, le sourire aux lèvres. Leur démarche reflétait cet état d’esprit. Le stress d’avant-Noël avait nulle emprise sur eux.

  • Isabelle, as-tu pensé à acheter le jouet pour David ?

  • Ah non ! J’ai complètement oublié, dit-elle en se tapant le front avec sa main.

  • Ce n’est pas grave. En la rassurant, il vit quelque chose digne de mention. Regarde ! Le robot y est encore !, s’écria-t-il en pointant du doigt le magasin de jouets.

  • Quelle chance ! Allons-y avant que quelqu’un ne le prenne avant nous !

Ils accélèrent le pas, se faufilant du mieux qu’ils pouvaient dans cette foule compacte. Dès qu’ils arrivèrent, ils se dépêchèrent d’entrer dans la boutique. En dépit de son aspect rustique, le magasin de jouets était un endroit fort populaire. Au fil des années, il était devenu la référence des parents en matière de jouets dernier cri. Son propriétaire, Grégoire Lepère, était très apprécié par les citoyens de Mirieville. Cet homme d’âge mûr confectionnait à ses heures libres des joujoux inédits prisés par la jeunesse. Sa créativité lui valut même un jour un trophée honorifique remis en main propre par le maire. Grégoire Lepère était sans conteste une célébrité dans la commune de Mirieville.

  • Grégoire, Grégoire! s’époumona presque Isabelle.

  • Pas si fort Isabelle, répondit Grégoire avec un sourire, en train de descendre d’un escabeau.

  • Désolé, je voulais attirer ton attention.

  • C’est fait. Que désires-tu?

  • Le robot est toujours à vendre?, s’enquit Jean-Michel, le mari d’Isabelle.

  • Oui, et je trouve ça surprenant. C’est bien la première fois que l’un de mes jouets restent aussi longtemps devant la vitrine.

  • Ne vous en faites pas, nous sommes venus l’acheter, dit Isabelle le ton joyeux.

  • Oh ! Très bien ! Je vais aller vous le chercher.

Quelques instants plus tard, Grégoire revint avec le robot. Il tenait entre ses mains une véritable œuvre d’art. À peine plus grand qu’un bambin qui vient de naître, le robot a l’apparence de ceux vendus dans les grandes surfaces. Ce qui diffère est son aspect humain très proche de la réalité. Aux dires de son créateur, il s’agit de son œuvre la plus réussie.

  • Voilà le robot. Un cadeau pour votre fils je présume ?

  • Dans le mille Grégoire.

  • Je suis sûr qu’il va l’adorer, s’exclama Isabelle.

  • Ça me ferait plaisir, dit Lepère, le regard admiratif posé sur le robot. Si nous allions à la caisse?

Les jeunes parents opinèrent de la tête et suivirent Grégoire jusqu’à la caisse. La facture réglée, ils quittèrent joyeusement le magasin, un cadeau sous le bras. Une fois arrivée à leur voiture, ils couchèrent précieusement le cadeau sur la banquette arrière. C’est avec un air ravi qu’ils prirent le chemin du retour.

  • Tu crois qu’il va aimer notre cadeau, Jean-Michel?

  • Ne t’en fais pas, je suis certain qu’il va l’aimer.

Jean-Michel conduisit en silence l’auto. Environ à mi-chemin, des cognements se firent entendre à l’arrière.

  • C’est quoi ce bruit ?

  • Peut-être une pierre qui cogne contre le garde-boue?

  • Non, ça vient d’en arrière.

  • Sur la banquette?

  • Oui, dit Isabelle en vérifiant si le cadeau était toujours à sa place. Au moins, la boîte n’a pas bougé.

  • Ah…Ça doit être une pièce qui s’est détachée.

  • On devrait peut-être s’arrêter.

  • Non, non. C’est pas nécessaire.

  • T’en es sûr?

  • Oui. Je m’occuperai de cela demain matin.

  • T’as raison, pourquoi s’en faire. Noël approche après tout.

Ils continuèrent leur route sans aucun cognements ne viennent à nouveau les déranger. Arrivée à leur domicile, Isabelle fit une remarque à son mari :

  • Jean-Michel, pourrais-tu venir ici?
  • Qu’y a-t-il?, répondit-il en fermant la portière. Il fit le tour de la voiture afin de rejoindre Isabelle.
  • Regarde le cadeau, dit-elle en le pointant.

Jean-Michel remarqua immédiatement que la boîte n’était plus à l’horizontal, mais à la verticale. De plus, il était attaché. Cependant, ce qui attira son attention sont les deux bosses sur la boîte d’emballage.

  • Le robot est à la verticale, Isabelle.
  • Je le sais, c’est moi qui l’a mis dans cette position après que tu as été d’asseoir au volant.
  • C’est ce que je pensais. Mais ce n’est pas ça que tu voulais me montrer?
  • Non, c’est plutôt ces bosses. Tu vois, il y a en trois.
  • Deux tu veux dire.
  • Non, regarde, répondit Isabelle en pointant la bosse sur le côté droit de la boîte et celles sur le devant. Tu vois, il y en a trois.
  • Je ne l’avais pas vu celle-là.
  • Jean-Michel, tu crois que les cognements que nous avons entendus tout à l’heure provenaient de la boîte?
  • C’est bien possible. Grégoire a probablement mal emballé le robot et il a laissé trop d’espace à l’intérieur de la boîte. Le robot a dû bougé durant le trajet. Ça me semble évident.
  • Ça doit être ça, fini par dire Isabelle en détachant le cadeau.
  • Isabelle…dit Jean-Michel un peu perplexe.
  • Quoi ?
  • Pourquoi les pieds du robot sont à l’extérieur de la boîte?