À ma première session au cégep, j’étais inscrit en Sciences humaines. Dans le cadre du cours d’histoire, j’ai écrit un court article sur la civilisation maya que je vous présente ici. À la lecture de ce travail, je me rend compte que mon style d’écriture a beaucoup évolué en trois ans.
De toutes les civilisations de l’Amérique latine, les Mayas sont certainement ceux qui sont les plus intrigants. Afin de mieux les comprendre, le texte ici présent s’attarde sur les points les plus importants à connaître.
Peuple aux grandes connaissances et aux mystères inexpliqués, décrit comme « les Grecs du nouveau monde » par un anthropologiste moderne, ils ont vu le jour vers 2 500 ans av. J.-C., époque où les habitants commencent à délaisser la vie nomade pour la vie agraire, soit la culture du maïs. Contrairement à la pensée populaire, les Mayas vivent encore au nombre d’environ 2 millions d’individus, dont la majorité se trouve au Guatemala. Ils sont originaires de la péninsule du Yucatán et occupent un territoire de 325 000 km² qui comprend le Mexique, le Guatemala, le nord de Belize et la partie ouest de l’Honduras. L’histoire des Mayas se divise en trois grandes époques distinctes : la période préclassique (2500 à 250 ans av. J.-C.), la période classique (250 à 950 ans apr. J.-C.) et la période postclassique (950 à 1500 ans apr. J.-C.).
Au début de leur existence (la période préclassique), l’agriculture est au centre leur préoccupation. Ils défrichent les forêts afin de créer des terres agricoles pour l’agriculture du maïs, du haricot, de la courge et du tabac. Ils ne cultivent jamais plus de deux ans sur une même terre qu’ils laissent en friche pendant 10 ans tandis qu’ils cultivent de nouveaux champs ailleurs.
Au fil des siècles, leur façon de vivre change et ils commencent à s’urbaniser. Ce changement de société qui marque l’arrivée des cités-États qui se fait autour de l’année 300 av. J.-C.
Comme les civilisations occidentales, la société des Mayas possède un système hiérarchique et de caste qui est par ailleurs à peu près semblable à ceux d’Europe. Au sommet on retrouve le roi qui est suivi par ordre d’importance, de nobles, de scribes, de guerriers, d’architectes, d’administrateurs, d’artisans, de marchands, d’ouvriers et d’agriculteurs. Par contre, étant donné que leur territoire est immense, il n’existe concrètement aucun réel pouvoir suprême. Les Mayas dépendent donc des cités-États indépendantes. Celles-ci sont toutes administrées par un halach uinic, soit « le vrai homme ». Celui-ci a plusieurs rôles, soit celui de chef politique, de juge suprême et de chef religieux. Il est de plus épaulé par un conseil. Chacune de ces cités-États possède leur propre communauté agricole.
Au côté de ce système hiérarchique, la religion joue un rôle de premier plan dans la société des Mayas. Ils sont polythéistes comme les Grecs. Ils ont une myriade de dieux et déesses pour à peu près tout, mais seulement 166 d’entre eux portent un nom. À l’instar de Zeus pour la civilisation hellénique, le dieu suprême des Mayas se nomme Itzamná, créateur de l’écriture et protecteur des arts et des sciences. Il est secondé par sa « femme », Ix Chel, qui pour sa part est la déité de la confection de tissu, de l’accouchement et de la médecine. Des temples sont érigés pour les différents dieux Mayas. De plus, les Mayas croient que pour assurer la continuité de leur peuple et celle des divinités, le sacrifice est une chose nécessaire. La plupart du temps les sacrifiés sont des gens de « moindre importance » tel que des prisonniers, des esclaves et étonnamment beaucoup d’enfants.
D’autre part, si les Mayas sont comparés aux Grecs, ce n’est pas pour rien. Ils ont un certain savoir, car ceux-ci ont un système arithmétique basé sur le chiffre 20 et ils possèdent deux calendriers, un de 365 jours quasi identique au nôtre, appelé le « Haab » ou l’année vague, et un autre de 260 jours, le calendrier sacré ou le « Tzolkin ». De plus, ils écrivent grâce à un système d’hiéroglyphes de 800 signes et érigent de très beaux bâtiments, en plus des réservoirs souterrains d’eau de pluie et des nombreuses routes sillonnant les jungles et les marais. Ce grand savoir est le miroir de leur splendeur et de leur puissance. Cette grandeur est visible grâce à des cités comme Copan, Palenque et Tikal qui compte à elle seule plus de 50 000 habitants.
Finalement, après avoir lentement atteint son apogée au cours de la période postclassique, la civilisation des Mayas se démantèle à partir de l’an 900 apr. J. C. et s’effondre véritablement dans la première moitié du 16e siècle. Ce sont les conquistadors espagnols en 1541 qui achèvent ce peuple particulièrement en les assassinant, en les volant et en imposant du travail forcé aux Mayas. De plus, ces guerriers espagnols ne s’arrêtent pas là; ils tentent même d’irradier la religion polythéiste des Mayas et brûlent leurs livres. En résumé, c’est la fin définitive de cette civilisation et sa gloire passée.
Encyclopaedia Universalis, Paris, Encyclopaedia Universalis France S. A., 1989, p. 750, Volume 14.
Michel MOURRE, Le petit Mourre Dictionnaire de l’histoire, Paris, Larousse, 2001, p. 763.
Le petit Larousse Grand format, Paris, Larousse/Her, 1993, p. 1508.
Société du Musée canadien des civilisations, http://www.civilization.ca/civil/maya/mmc12fra.html, page consultée le jeudi 30 septembre 2004.
Michel MOURRE, Op. cit., p. 763.
Société du Musée canadien des civilisations, http://www.civilization.ca/civil/maya/mmc12fra.html,